* Il est l'habitant originel de l'île : Caliban est décrit comme le « dragonnet aux taches de rousseur » de l'île, indiquant son lien profond avec la terre et ses ressources naturelles. Il a été le premier à avoir élu domicile sur l’île, ce qui le rend comparable aux populations autochtones déplacées par les puissances coloniales.
* Il est soumis à la règle de Prospero : Prospero, un colonisateur européen, arrive sur l'île et asservit Caliban, s'emparant de ses terres et imposant ses propres lois et culture. Cela correspond à l’assujettissement historique des peuples autochtones par les colonisateurs européens.
* Il est dépeint comme sauvage et non civilisé : Le discours de Caliban est souvent décrit comme « non civilisé » et « sauvage », reflétant la perception coloniale des autochtones comme primitifs et ayant besoin d'être « civilisés » par les Européens.
* Il est victime de l'exploitation de Prospero : Prospero utilise sa magie pour contrôler Caliban et exploiter sa connaissance des ressources de l'île. Cela correspond au modèle historique de colonisation, où les connaissances et les ressources autochtones étaient souvent exploitées au profit des colonisateurs.
* Il exprime du ressentiment et de la résistance : Caliban montre un profond ressentiment envers Prospero et son règne, démontrant un désir de liberté et d'autonomie. Cela peut être considéré comme le reflet des mouvements de résistance qui ont émergé parmi les populations autochtones contre l’oppression coloniale.
Même si la caractérisation de Caliban peut être considérée comme un produit de la vision coloniale du monde de l'époque de Shakespeare, son portrait offre un aperçu puissant des luttes et des injustices auxquelles sont confrontés les peuples autochtones sous le colonialisme.