* La cécité de Paul : C’est l’ironie la plus évidente et la plus centrale du roman. L’aveuglement littéral de Paul à l’égard du monde qui l’entoure le rend extrêmement conscient de l’aveuglement figuré des autres. Ils ne voient pas la vérité sur la situation à Lake Windsor Downs, la véritable raison de l'intimidation d'Erik et le danger réel qui les entoure.
* Image du "super-héros" d'Erik : Erik Fisher, l'athlète apparemment populaire et puissant, est en réalité un garçon profondément incertain et troublé. Il utilise la violence et l'intimidation pour masquer ses vulnérabilités. Sa façade de force cache ironiquement sa véritable faiblesse.
* La communauté "parfaite" : La communauté apparemment idyllique de Lake Windsor Downs est en proie à la corruption, à la violence et au manque de responsabilité. La « perfection » à laquelle ils aspirent est une façade qui masque l’obscurité sous la surface.
* La victoire de l'équipe de football : La victoire de l’équipe de football est célébrée comme un triomphe, mais elle a un coût élevé. L’équipe est bâtie sur le mensonge et la manipulation, et la victoire est finalement creuse. Le véritable coût de ce « succès » n’est pas reconnu, ce qui souligne l’ironie de célébrer une réalisation aussi superficielle.
* Le système "justice": Le système judiciaire, qui est censé protéger et faire respecter la loi, ne parvient pas à résoudre les graves problèmes de Lake Windsor Downs. Ironiquement, cela met en évidence l’inadéquation du système et l’incapacité à véritablement protéger les innocents.
Dans l'ensemble, l'ironie de "Tangerine" sert à souligner le contraste entre les apparences et la réalité. Le roman expose l’hypocrisie et l’obscurité qui se cachent souvent sous la surface de communautés apparemment parfaites. Cette ironie oblige le lecteur à remettre en question les valeurs et les hypothèses de la société et à affronter les conséquences d'une acceptation aveugle.