- Structure non conventionnelle :La symphonie comprenait cinq mouvements distincts, s'écartant de la structure traditionnelle en quatre mouvements des symphonies de l'époque, considérée comme innovante et avant-gardiste.
- Caractère programmatique :La symphonie a été inspirée par des expériences personnelles, des émotions et une histoire sur l'amour obsessionnel d'un artiste et ses tourments ultérieurs, un concept connu sous le nom de « musique à programme » qui n'était pas largement répandu dans les œuvres symphoniques.
- Orchestration audacieuse :Berlioz a employé un orchestre élargi avec des combinaisons inhabituelles d'instruments, dont le cornet, l'ophicléide et la harpe, créant un son riche, coloré et expressif à la fois captivant et peu familier au public habitué aux arrangements orchestraux plus conventionnels.
- Utilisation de leitmotivs :Berlioz a introduit l'idée de leitmotivs, où des mélodies ou des thèmes spécifiques sont associés à des personnages, des émotions ou des idées particuliers tout au long de l'œuvre. Cette technique était nouvelle dans la musique symphonique de l’époque, ajoutant de la profondeur et une résonance émotionnelle à la composition.
- Représentation musicale d'expériences extrasensorielles :Le mouvement final de la symphonie, "Rêve d'un sabbat de sorcières", présentait une représentation musicale du cauchemar du protagoniste et de l'atmosphère macabre d'un rassemblement de sorcières, complétée par d'étranges éléments mélodiques, harmoniques et rythmiques. Cette représentation d’expériences d’un autre monde était révolutionnaire et troublante pour les auditeurs contemporains.
Dans l’ensemble, la combinaison de ces éléments – récit programmatique, structure non conventionnelle, orchestration innovante, leitmotivs et représentations musicales inhabituelles – a fait de la Symphonie Fantastique un changement radical par rapport à la musique symphonique traditionnelle et a surpris le public parisien habitué à des œuvres plus conservatrices.